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Irrésistible Furia Roja !

Le 15/10/2008 23h39

Si son gardien Iker Casillas a perdu son invincibilité au Stade du Roi Beaudouin en concédant son premier but depuis 692 minutes, l'Espagne, si elle a été menée mercredi en Belgique, a en revanche su se tirer d'affaire face aux Diables Rouges grâce à des buts d'Iniesta et de l'inévitable Villa. Et de 4 victoires en 4 matches pour l'équipe de Del Bosque !

David Villa inscrit son 13e but en 15 matches cette saison. renversant ! (Reuters)
David Villa inscrit son 13e but en 15 matches cette saison. renversant ! (Reuters)
La sélection belge, rebâtie sur une défense solide et rugueuse, à l'image de son entraîneur, l'ancien défenseur René Vandereycken, et sur une génération d'espoirs revenus des JO de Pékin auréolés d'une belle quatrième place, a prouvé mercredi qu'elle pouvait bel et bien envisager des jours meilleurs après six ans de disette et d'absence des grands tournois (sa dernière participation à une phase finale remonte au Mondial 2002). En prenant à la gorge et en bousculant les Champions d'Europe espagnols, comme ces derniers ne l'avaient plus été depuis des lustres, Van Buyten et ses coéquipiers, devancés de 50 places au classement Fifa par leurs adversaires du soir, premiers, ont pris date.

Mais la Furia Roja, même capable d'un faux départ et privée du meilleur buteur de la Premier League (5 buts en 5 matches), Fernando Torres, sorti sur blessure dès les premières minutes, continue malgré tout d'évoluer sur une autre planète depuis maintenant deux ans. L'équipe reprise en mains par Vicente Del Bosque après l'Euro n'a plus perdu depuis novembre 2006 et un revers concédé contre la Roumanie (0-1), qui semble remonter à la Préhistoire. Mercredi, dans un Stade du Roi Beaudouin qui a enfin retrouvé la fierté de son équipe nationale, les Ibères ont prolongé leur série record de 26 matches sans défaite d'une unité supplémentaire et surtout pris, avec cette quatrième victoire en quatre matches dans ces éliminatoires, une option sans doute définitive pour la qualification directe pour la prochaine Coupe du monde en Afrique du Sud. D'autant que dans le même temps, la Turquie a été tenue en échec (0-0) en Estonie et pointe à quatre points de l'Espagne.

Casillas enfin battu !

Désireux de créer l'exploit, qui entérinerait leur grand retour sur le devant de la scène internationale, les Diables Rouges prennent ce match face aux Champions d'Europe à bras le corps et sont récompensés de leurs ambitions sur leur première occasion. On joue depuis seulement sept minutes et c'est déjà l'évènement au Stade du Roi Beaudouin. Iker Casillas concède enfin un but, lui qui n'en a plus concédé un seul depuis 692 minutes et s'approchait à grands pas du record de Zubizarreta ! Suite à un corner belge, le centre de Vincent Kompany, qui a effacé Sergio Ramos, trouve Wesley Sonck à la réception au second poteau, dont la tête est imparable pour Casillas (1-0, 7e). Et l'attaquant du FC Bruges d'inscrire là son 22e but en sélection, le cinquième en quatre matches éliminatoires.

S'ils voulaient malmené le Champion, les Belges tiennent parole et profitent du manque de réaction d'une formation qui perd El Nino, Torres, auteur de la première frappe du match (1e), quittant ses coéquipiers blessé dès le quart d'heure de jeu (15e). Les réactions espagnoles sont sporadiques et il faut attendre la fin de ce premier acte pour voir la Furia revenir au score. Vandereycken a raison de fustiger les quelques erreurs par match qui continuent de coûter des buts à sa formation. Une perte de balle du joueur d'Everton, Fellaini, pourtant auteur jusqu'alors d'une excellente prestation, coûte cher et profite à Cesc Fabregas, dont la passe en profondeur trouve Iniesta, qui fait jouer sa vitesse balle au pied pour venir défier et battre d'un crochet somptueux en pleine course le gardien, (1-1, 36e). La fin de ce premier acte s'avère compliquée pour les Diables Rouges, encore menacés par David Villa tout près de donner l'avantage aux Espagnols sur une tentative de lob non cadrée (37e).

La pause a le don de permettre aux jeunes Belges de reprendre leurs esprits et d'attaquer la seconde période comme ils avaient attaqué la première. Le premier quart d'heure au retour des vestiaires est presque tout entier à l'avantage de cette jeune équipe pleine d'enthousiasme avec cette tête de Fellaini (45e) puis ce grand pont de Steven Defour, qui vient défier Casillas dévancé, mais Carles Puyol a suivi pour d'un tacle désespéré sauver sur sa ligne de but (52e), ou encore cette frappe à ras de terre d'Alex Witsel (53e) ou encore cette tête de Fellaini sur corner, bien captée par le portier espagnol (54e). Il n'y a bien que la frappe – mais quelle frappe ! – d'Iniesta, venant lécher le haut de la transversale d'un Stijnen battu pour mettre à mal cette tendance (49e). Qui ne tient pas. La jeunesse belge s'essouffle quand l'Espagne pose son jeu, sans toutefois parvenir à se montrer véritablement dangereuse, à l'image d'un Villa mis sous l'éteignoir par un Kompany intraitable. Jusqu'à cette 88e minute, où le coaching gagnant de Del Bosque fait basculer la rencontre avec l'entrée en jeu de Guiza, dont le ballon adressé au second poteau trouve la tête de l'inévitable David Villa, l'homme-but de ce début de saison (13e but en 15 matches, toutes compétitions confondues), qui s'en va donner la victoire aux siens (1-2, 88e). Cruel et irrésistible à la fois...

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