Daniel Bevilacqua, dit Christophe, est né le 13 octobre 1945 à Juvisy-sur-Orge en banlieue parisienne. Il est le fils d’un entrepreneur en maçonnerie d’origine italienne. Ses premières idoles sont Edith Piaf et Gilbert Bécaud, bientôt supplantées par le blues. Le jeune Daniel adule Robert Johnson et surtout John Lee Hooker. A la fin des années 50, avec la vague rock’n’roll qu’il prend de plein fouet, la musique devient sa véritable passion.
En 1961, il crée son premier groupe « Danny Baby et les Hooligans », dans lequel il joue de la guitare et chante des standards rock’n’roll. Il enregistre un premier titre « Reviens Sophie » qui passe totalement inaperçu. Christophe connaît le succès en 1965 avec « Aline », premier tube de l’histoire de la chanson française qui s’écoule à quelques millions d’exemplaires. Les années suivantes il enchaîne les succès : « Les Marionnettes » , « J’ai entendu la mer », « Excusez-moi Monsieur le Professeur ».
Personnage à multiples facettes, il traîne une réputation de romantique "dandy crooner" peu en rapport avec sa vraie nature de rocker et son réel talent. En 1967, Christophe met un terme à sa première carrière et réapparaît en 1973. Sur des paroles de Jean-Michel Jarre, alors inconnu, il signe deux albums cultes « Les Paradis perdus » et « Les Mots bleus ». Suivront. « Samouraï », « Le Beau bizarre » « Pas vu, pas pris » écrits avec la collaboration de Boris Bergman et Bob Decout.
Entre pop-star et chanteur de charme, Christophe confirme sa place de choix dans la variété française. En 1983, le titre « Succès fou » va à nouveau le propulser en haut du top 50. Quelques 600.000 exemplaires seront vendus. Christophe publie en 1984 « Clichés d’amour » un nouvel album de reprises de standards des années 40-50.
Depuis, il n’enregistre que quelques singles tels que « Ne raccroche pas » et « Chiqué chiqué » qui n’obtiennent qu’un succès d’estime. En 1996 Christophe livre « Bevilacqua » au public, l’album de son retour, où il donne dans la musique électronique. Le retour de l’artiste en concert suscite un véritable engouement et son passage sur scène tient du phénomène. En mars 2002, il occupe deux soirées les planches de l’Olympia pour un show exceptionnel qui marque les mémoires des spectateurs présents.
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