Au Bénin, comme dans toute l’Afrique, les cuivres ont été introduits par les fanfares militaires des colons occidentaux.
En 1994, le Gangbé (le son du métal dans le dialecte fon) est créé par des musiciens formés à l’art de la trompette, du saxophone ou du trombone. Aux marches militaires, ils mélangent des éléments du jazz et des cultures africaines, afro beat ou rythmes béninois.
A la fin de cette même décennie, le groupe angevin Lo’Jo les fait venir en Europe et, depuis, le public occidental ne cesse de plébisciter cette formation à la fougue joyeuse. Les dix musiciens du Gangbé Brass Band profitent de leurs voyages pour enregistrer des disques , trois à ce jour, et parfaire leur instrumentarium, difficile à maintenir en bon état dans leur pays.
Ils ont également créé «l’union des instrumentistes à vent» et effectuent d’importants travaux de collectage des musiques traditionnelles du Bénin, devenant ainsi un relais important pour les musiciens de leur pays. |