Plus de trois millions d’albums vendus et pourtant très peu médiatique, Hubert-Félix Thiéfaine cultive le paradoxe. Sa présence sur les plateaux de télévision et les ondes radios est rare, sans que cela empêche le chanteur de poursuivre son petit bonhomme de chemin. Et finalement c’est un peu sa philosophie : être là où on ne l’attend pas… Rien ne prédestinait pourtant ce jeune jurassien à une carrière musicale. Il ne grandit pas dans une ambiance particulièrement musicale. Mais il a très tôt le déclic. Envoyé en pension à l’âge de 12 ans, il découvre que l’écriture et la musique sont les meilleurs moyens de s’évader de cet univers austère. Il monte alors son premier groupe de rock : « les Caïds Boys ». La musique ne le quittera plus.
Il débarque à Paris au début des années 70 et après plusieurs années de galère, quelques rencontres fructueuses et des expériences humainement enrichissantes, Hubert-Félix Thiéfaine sort un premier album : « Tout corps vivant branché sur le secteur étant appelé à s’émouvoir ». Un titre qui donne le ton ! Hubert-Félix Thiéfaine aime jouer avec les mots et aller vers des chemins non explorés.
Près de 30 ans et 13 albums plus tard, Hubert-Félix Thiéfaine est resté fidèle à lui-même. Il a rejoint son Jura natale, mais continue à jouer de la « musique urbaine » selon ses propres termes. Il emprunte toujours des chemins de traverses. Le rockeur à textes n’a pas peur de changer de voies, d’explorer d’autres genres, de tester de nouveaux sons – passant sans complexe de l’électrique à l’acoustique. Il aime surprendre son public et se surprendre… Son dernier album « Scandale mélancolique » ne déroge pas à la règle. |