Un destin hors du commun, voilà ce que l’on prédisait à la mère de Mamady Keita quand elle demandait ce qu’allait devenir son fils. A force de travail, il est devenu l’un des plus grands djembéfola (maître de djembé) africain que connaisse le monde.
Mamady Keita est né en 1950 à Balandougou, un village du Wassolon en République de Guinée. Petit, il tapait sur tout ce qui bougeait, on lui donna donc deux surnoms : « Nankama » (fait pour ça) et balandugudjina (le diable de Balandougou). Mais c’est grâce à Sékou Touré que sa carrière est lancée.
Le Président cherche à créer un groupe d’artistes qui représentent la beauté et la force de la culture guinéenne. Des sélections démarrent alors dans tout le pays pour composer le Ballet National Djoliba. Mamady l’intègre à 14 ans et deviendra le directeur artistique de 1974 à 1986. Avant son départ en Belgique en 1988, il passe par le groupe Koteba.
En Belgique, il crée l’école européenne du rythme et de la percussion « Répercussions » et, la même année, son groupe « Sewa Kan » (le son de la joie) avec qui il tourne aujourd’hui. Sa véritable école Tam Tam Mandingue, ouvre en 1991. Sa technique d’apprentissage s’exporte dans de nombreux pays : France, Japon, USA...
Filmé au Bataclan de Paris. |